Construite entre 1962 et 1966, l’Alfa Romeo 2600 Spider était le modèle phare de la marque, propulsé par un moteur à six cylindres en ligne à double arbre à cames. Carrossés par Touring, ces Spider étaient conçus comme des voitures de grand tourisme et présentaient des intérieurs luxueux conçus pour la conduite sur de longues distances.

Cette Alfa Romeo 2600 Spider by Touring de 1966 est l’avant-dernière voiture construite et présente un certain nombre d’options d’époque rarement vues sur d’autres exemplaires. Bénéficiant d’une restauration pluriannuelle achevée en 2022, cette 2600 Spider est dans un état exceptionnel et prête pour le circuit d’exposition.

Réduite à l’état de métal nu, cette 2600 Spider a été repeinte dans une superbe teinte de bleu clair métallisé, associée à un intérieur recouvert de cuir de couleur lin. Le tableau de bord, typiquement en vinyle, a été recouvert de cuir bleu, ce qui crée un effet visuel saisissant avec la moquette et les passepoils des sièges bleu foncé. Le moteur a été reconstruit par les experts de la marque, Motorcraft, dans l’Indiana. Comme il s’agit d’une voiture de fin de production, les caches-cames sont finis en vert métallique et un rare jeu de carburateurs Weber plus performants a été installé en usine. En outre, elle est proposée avec un toit rigide en option d’usine – une pièce rare qui est complétée par le nouveau toit décapotable bleu.

Avec un peu plus de 2 250 exemplaires construits, il est rare de trouver une Spider en parfait état. Avec une restauration magnifique et des options très convoitées, ce exemplaire fait partie des plus grands cabriolets de grand tourisme d’Alfa Romeo.

Cette auto (châssis AR193151) a été adjugée 241 000 $ à Pebble Beach (Californie)

 

Cet exemplaire (Châssis 01234) de 1960 s’avère aussi très intéressant : le certificat d’origine délivré par Alfa mentionne qu’elle a été vendue neuve à la Régie Renault, ce qui rappelle la collaboration qui existait alors entre Alfa Romeo et la marque française. On retrouve d’ailleurs sous le capot la plaque d’homologation d’époque.

La restauration de la voiture montre un soin et une minutie ahurissante dans la restauration, « jusqu’à la moindre rondelle ». Tout a été refait : carrosserie (peinture vernie), chromes, sellerie ont été complètement remis à neuf. Tous les accessoires ont été démontés et refaits, en reprenant les pièces d’origine lorsqu’elles étaient en bon état et en les remplaçant quand nécessaire. Les appareils et le circuit électrique ont fait l’objet de tous les soins, de même que l’embrayage, la boîte de vitesse, la transmission, la suspension, les trains roulants (qui ont été améliorés par rapport à l’origine). Même la boîte à outils a été restaurée avec la suédine d’origine…

Adjugée 137 000 € au Mans en juin 2023.