Dessinée par Luigi Segre de la Carrozzeria Ghia et assemblée à la main par le fabricant automobile indépendant Karmann, la Karmann Ghia reprend le châssis et le moteur 1200cc de 30 ch de la VW Coccinelle. La dénomination officielle de la Karmann Ghia est Volkswagen Type 14.

la Karmann Ghia combinait le châssis et la mécanique de la Type 1 (Coccinelle) avec un style de la Carrozzeria Ghia italienne et une carrosserie fabriquée à la main par la maison de carrosserie allemande Karmann.

Voiture stylée et pratique à 2+2 places plutôt que réelle voiture de sport, la Volkswagen Type 14 fut présentée en octobre 1953 au Mondial de l’automobile de Paris comme un concept-car créé par Luigi Segre de la Carrozzeria Ghia. Le prototype fut bien accueilli par la direction de Volkswagen et la production de série débuta à Osnabrück en août 1955. La voiture se vend particulièrement aux Etats-Unis où elle est de son temps le modèle le plus importé au pays de l’Oncle Sam.


En août 1957, une version cabriolet est lancée sur le marché. Son succès est tel qu’entre 1957 et 1960, Karmann fait face à des difficultés pour répondre à la demande de production du cabriolet. Voilà comment près d’un millier de coupés furent assemblés par Amag à Schinznach en Suisse. Ces véhicules héritèrent du sobriquet de “Montage Suisse”, terme repris sur l’emblème de nez de ces rarissimes Karmann-Ghia traqués de nos jours par les collectionneurs les plus avertis.

Les modèles présentés ici font partie de la première génération de carrosserie dite “Lowlight” et s’avèrent rares et très recherchés. Ce surnom lui est donné à cause des phares bas qui seront réhaussés de 5 cm sur le millésime 1960, suite à une nouvelle règlementation Européenne. D’ailleurs, Porsche fera de même entre la 356 A et B. En 1961, le designer italien Sergio Sartorelli redessine légèrement la voiture au niveaux de ses calandres qui sont agrandies et aussi des feux arrière qui gagnent en volume pour une meilleure visibilité.

Cinq ans plus tard, la Karmann-Ghia adopte le moteur 1.500 cc qui lui fait gagner 14 ch. En 1970, elle reçoit des pare-chocs carrés et des feux encore plus gros qui intègrent le feu de recul. Pour le marché américain, elle est équipée de renfort à absorption d’énergie avant de quitter définitivement la scène en 1974 après une production de 80 837 cabriolets en Europe auxquels s’ajoutent les 177 construits au Brésil.

Comptez de 50 à 70 000 €

 

1957

1958

1958 (bis)

1959