Après la production réussie de 247 exemplaires de sa 400 GT 2+2 et l’introduction mondiale de la Miura, Lamborghini a cherché à moderniser son coupé GT. La faillite de la Carrozzeria Touring, qui avait construit les carrosseries des séries 350/400 GT, obligea Lamborghini à trouver une autre option, qui se présenta sous la forme d’un ancien employé de Touring, Carlo Marazzi, et de ses fils. Lamborghini a présenté son nouveau modèle, baptisé Islero d’après un célèbre taureau Miura, au salon de l’automobile de Genève en 1968, aux côtés de l’Espada également nouvelle, construite par Bertone.

L’Islero a été conçue pour être l’option la plus conservatrice de la gamme Lamborghini, et le modèle est devenu le mode de transport préféré de Ferruccio Lamborghini et de son frère Edmondo. Basé sur les spécifications mécaniques de la vénérable 400 GT à moteur V12 de 3 929 cc développant 320 ch, l’Islero a été considérablement modernisé et et il est sans doute l’un plus beau et classique coupé de la marque, avec ses phares escamotables actionnés par un interrupteur à bascule sur le tableau de bord.

Mais l’Islero souffre aussi d’une piètre qualité de finition. Le problème provient des médiocres contrôles de qualité de la Carrosserie Marazzi. La dégradation est importante en comparaison des coupés 350 GT et 400 GT produits chez Touring. La version GTS lancée courant 1969 est fortement améliorée du point de vue qualitatif. Mais le mal est fait et l’Islero a acquis une mauvaise réputation. De fait, l’Islero est un échec commercial ce qui explique sa courte carrière de deux années seulement. Elle n’a été qu’un modèle de transition entre la 400 GT et la Jarama.

125 exemplaires de l’Islero initiale ont été construits, suivis de 100 Islero S qui atteint 350 ch…

Comptez de 400 à 500 000 $.