Parmi les plus belles Classic Cars européennes (et quelques autres)…
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Panhard Dyna Cabriolet Grand Standing – 1957

« 6 litres, 130km/h, 6 places » ! Tels étaient les arguments mis en avant par Panhard pour sa Dyna, lancée en 1954.

Après-guerre, Panhard & Levassor, la marque doyenne, se met à l’heure du jour, en produisant simple, robuste et efficace. Après la Dyna X et son style baroque très Louis XV, place à la Z, qui sera présentée en juin 1953. Avec sa bouille très ronde et son élégante carrosserie en structure en alliage d’aluminium (dite Duralinox qui comprend du cuivre et du magnésium) le centre de gravité se trouve fortement abaissé. Le poids se limite à 710 kg soit 30 % de moins que ses rivales.la nouvelle née offre un Cx révolutionnaire pour l’époque de 0,26 et des performances exceptionnelles pour une voiture de si petite cylindrée (bicylindre de 851 cm3).

Le dessin de la carrosserie est l’œuvre de Louis Bionier, auteur des CS/DS, Panoramic et Dynamic d’avant-guerre, puis des baroques Dyna X. Il réalise une merveille d’aérodynamique aux formes douces et d’une logique parfaite. Le pare-brise est bombé, tout comme la lunette arrière qui fut à l’époque une véritable prouesse de Saint-Gobain. Les portières avant sont à ouverture inversée dite « suicide », solution très contestée par de nombreux utilisateurs et journalistes. Le capot est constitué d’une seule pièce englobant les phares, les ailes avant, les passages de roues et tout ce qui se trouve au-dessus du pare-chocs. La malle arrière arrondie descend jusqu’au pare-chocs arrière en aluminium poli qui sont équipés de butoirs.

Le traitement de l’éclairage est original lui aussi. À l’avant, un antibrouillard unique prend place au milieu de l’enjoliveur de la prise d’air du moteur qui remplace la calandre, et deux phares. Il en résulte une moue étonnée qui lui donne un aspect immédiatement sympathique. À la base du pare-brise, sur les ailes, se trouvent les clignoteurs de direction de forme très effilée. À l’arrière, l’éclairage de plaque intègre aussi un feu de recul et deux gros feux latéraux avec les feux de stop, et de clignoteurs, et des catadioptres intégrés dans les feux.

La banquette avant de la berline est remplacée par deux sièges jointifs pouvant toujours accueillir trois personnes. C’est donc un cabriolet 4/5 places.

Cette voiture est l’un des 384 cabriolets Z15 produits. Lancé au millésime 1957, il offre, outre son élégante livrée bicolore, une présentation plus raffinée que la berline, avec une sellerie mêlant simili et véritable cuir.

Le moteur M5 aérodyne est un bicylindre à plat à 2 soupapes par cylindres qui développe de 42 ch à 50 ch à 5 300 tr/min autorisant une vitesse de 130 km/h à 145 km/h.
Hélas, le tonus du moteur et son échappement bruyant se payent malheureusement par un niveau sonore élevé et très disgracieux, outre un niveau de vibrations peu supportable entraînant de nombreux dysfonctionnements. Cette mauvaise réputation ternira à tout jamais l’image de la marque dont l’activité civile a été arrêtée en 1967, après sa reprise par Citroën.

L’entreprise poursuit la production des véhicules militaires, essentiellement des blindés légers 4 × 4, produits en France dans deux usines à Marolles-en-Hurepoix (Essonne) et Saint-Germain-Laval (Loire). Prenant le nom de Panhard Defense en 2012, elle est rachetée par Renault Trucks Defense et absorbée par Arquus en 2018.

Comptez 45 à 50 000€

Gérald

Passionné de rares et belles automobiles des années 50 à 70...

1 Comment
  1. Galant

    29 novembre 2022 09:05

    Joli cabriolet que la PL17 fabriquée Faubourg Madeleine à Orléans

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