SIMCA (Société Industrielle de Mécanique et Carrosserie Automobile) dévoile au salon de Paris 1956, le cabriolet Océane et le coupé Plein Ciel (!), tous deux construits par Facel.
En fait, le cabriolet aurait dû s’appeler en toute logique Plein Ciel et le coupé Océane. Mais une fuite dans la presse révéla avant l’heure les noms des nouveaux modèles. Du coup, le charismatique patron de Simca, Henri Pigozzi, décida d’inverser le nom des 2 modèles !

Avec ce nouveau cabriolet, Simca vise avant tout une clientèle féminine. A tel point que le lancement du modèle s’accompagne d’une exposition aux Galeries Lafayette baptisée « La femme et sa voiture »…

Le moteur Flash de 60 ch autorisait une modeste vitesse de pointe à 140 km/h, ce qui ne caractérise pas vraiment une sportive à proprement parler…
Malgré tout, le 9 avril 1957 à Montlhéry, ce moteur battait plusieurs records avec une Aronde qui se lança sur l’anneau et qui ne s’arrêta que le 17 mai, après avoir parcouru 100 000 km. Elle fut sacrée Championne du Monde des 100 000 km et gagna parallèlement 25 records de classe (1 500 cm3) et trois records de distance.
L’Océane reçut à partir de 1958 sur sa malle arrière l’écusson « Records du Monde ».

Le nouveau quatre cylindres à cinq paliers de la P60 arrive à la fin 1960 sous la forme du Rush Super (62 ch à 5 200 tr/mn). Il s’effacera bientôt au profit du Super M (70 ch à 5 900 tr/mn), qui motorisera les voitures jusqu’au terme de leur carrière.

Jugées élégantes mais snobes, l’Océane et la Plein Ciel dont les ventes ne décollent pas notamment à cause d’un tarif élevé (le double d’une berline Aronde), se heurtent de plein fouet à la concurrente Renault Floride, proposée à un prix beaucoup plus attractif. Elles tireront leur révérence en juillet 1962 pour céder la place au coupé dérivé de la Simca 1000 après une production tous modèles confondus de 11 540 exemplaires.

Simca Océane :

Simca Plein Ciel :